Albert de La Berge

Résumé

Albert de La Berge Lettres au paysan sur le plébiscite (1870)

Cela te paraît étrange, à toi, paysan, qu'on accuse ta charrue de trop labourer et tes semences d'être trop fécondes ; il te semble que si le grain coûtait moins cher, si la terre n'était pas épuisée par l'impôt, si les produits étaient rapidement enlevés, si le prix de la main-d'oeuvre était diminué par des machines, tes récoltes ne seraient jamais trop bonnes et tu ne te plaindrais pas du bas prix des blés.
Source : Gallica

Albert de La Berge Lettres au paysan sur le plébiscite (1870)

Tu connais tous ces gens-là, paysan, ce sont de gros et gras personnages, les premiers surtout, qui ne se dérangent pas à peu de frais. Il a fallu leur payer des suppléments de traitement pour voyage. De plus, — on ne pouvait pas moins faire — on les a régalés, et, entre la poire et le fromage, on a parlé de toi.
— Eh bien ! monsieur le maire, que pensent vos paysans? a dit M. le préfet.
— Que voulez-vous? toujours la même chose. Ils se plaignent des impôts qui sont trop lourds et de la vie qui est trop chére.
Source : Gallica

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