Résumé

Charles Gaches Réponses aux "Lettres au paysan sur le plébiscite"… (1870)

Tu ne sais pas toujours, comme l'habitant des villes, ce que le gouvernement fait ; tu ne connais pas toujours les causes de tes soufrances, les causes de l'augmentation des impôts, les causes de la diminution du prix du blé, ce qui fait ta richesse ou ta pauvreté.
Mais si tu n'es pas instruit, si tu ne lis pas aussi souvent que les autres, tu as autant d'intelligence et de bon sens qu'eux, et tu ne veux pas qu'on te prenne pour un imbécile.
Le paysan ne veut pas qu'on le prenne pour un imbécile, rien n'est plus vrai !
Source : Gallica

Charles Gaches Réponses aux "Lettres au paysan sur le plébiscite"… (1870)

S'il ne s'éclaire pas sur les choses de la politique, en lisant les journaux irréconciliables ou en allant dans les clubs écouter les orateurs de la démagogie, le paysan néanmoins a conscience de sa valeur, il se sait l'esprit droit, le jugement sain, et il se sent parfaitement capable de se conduire à l'aide des lumières de sa raison et des enseignements de sa propre expérience.
Source : Gallica

Charles Gaches Réponses aux "Lettres au paysan sur le plébiscite"… (1870)

Oui, le paysan aime sa terre, son champ, sa cabane ! Mais il rira au nez de qui viendra lui dire sérieusement que l'Empereur est le maître de l'en dépouiller et de le jeter sur la paille. Est-ce qu'il ignore qu'on ne peut enlever à un seul homme un pouce de son terrain, une pierre de son habitation, même dans le cas où il y aurait utilité publique à le faire, sans lui payer au préalable une équitable indemnité?
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature