Résumé

Les Paysans vont-ils à l'empire…

Ce qu'il y a de clair c'est l'intérêt des bonapartistes à propager ce bruit: ce qui est certain, c'est que si le paysan hésitait ce serait entre ces deux termes seulement : République ou Empire; mais ceci n'est qu'une hypothèse toute de supposition, car son choix est fait désormais, et ce choix est solidement fixé.
Pour qui connaît le paysan, l'accuser de tendre à l'Empire est plus qu'une absurdité, c'est un mensonge tel qu'en débitent seules les feuilles d'une faction qui cache sa misère sous l'audace et le chantage.
Source : Gallica

Les Paysans vont-ils à l'empire…

Et vous venez nous dire que si l'empire ne prend pas le paysan, celui-ci fera la République « rouge » !
— Bon pour celui qui possède, direz-vous : il ne pillera pas ; mais tous les paysans ne sont point propriétaires, et ceux-là rêvent de dépouiller les autres. — Erreur profonde! injure imméritée! Tout paysan, on peut le dire, est propriétaire aujourd'hui, ou espère le devenir. Le but de ses efforts n'est pas autre. Posséder un jour, est sa seule ambition. La propriété brille à ses yeux
Source : Gallica

Les Paysans vont-ils à l'empire…

Si donc le paysan voulait encore être trompé ; s'il voulait la guerre, ses angoisses et ses ruines-; s'il voulait les champs de l'Europe jonchés des cadavres de ses enfants, la France ruinée sans ressources, démembrée et rayée du nombre des nations ; s'il voulait la prodigalité dans les finances ; s'il voulait que l'argent gagné par ses rudes labeurs serve à payer les écuyers, les chambellans et des « Marguerite Bellanger » ; Si le paysan voulait le retour de l'empire, le paysan serait fou à interdire, et le paysan est loin d'être fou.
Source : Gallica

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