Résumé

Minot Le clergé et l'armée (1872)

Et voilà pourquoi le Clergé est l'ennemi de le République. La piété, la dévotion, toutes les vertus qui doivent caractériser, sa mission, sont loin de le guider dans cette circonstance.
L'armée, elle, a été corrompue par l'homme qui devait la livrer à l'ennemi avec deux de nos plus florissantes provinces. Elle est tellement dépravée que, même en ce moment, elle est toute disposée à protéger une restauration napoléonienne.
Les officiers supérieurs, toutes créatures de l'Empire, ont toujours de l'adoration pour un chef qui les a si bien traités.
Source : Gallica

Minot Le clergé et l'armée (1872)

Je le répèle donc, après avoir essayé de le démontrer : le clergé et l'armée sont les plus dangereux ennemis de la République. Tant que l'un et l'autre, demeureront solidement assis dans leurs anciens errements, nous n'aurons pas la vraie République ; nous n'aurons pas non plus, il faut y compter, le gouvernement que chacun d'eux désire, mais nous ne serons jamais tranquilles.
Le Peuple est le plus fort, sa volonté s'impose aujourd'hui comme toujours, mais il ne jouit d'aucun moyen d'action, tandis que le clergé et l'armée ont tout.
Source : Gallica

Minot Le clergé et l'armée (1872)

Il y aurait par exemple un curé comme il y a un médecin pour un certain nombre d'individus, l'un n'est-il pas appelé à être le médecin de l'âme comme l'autre celui du corps? De cette façon la profession serait libre et l'esprit de corps serait détruit.
Source : Gallica

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