Résumé

Pierre Valin Les péchés mignons de la République (1877)

Si Heurtefort le légitimiste, ton curé l'ultramontain, Clochepot l'orléaniste et César Poche-Percée le bonapartiste ont des raisons particulières de ne point pardonner à la République d'avoir supprimé la féodalité, proclamé la liberté de conscience, mis fin à l'ilotisme et congédié la pègre du 2 Décembre, toi tu dois voir dans ces faits, tout à ton profit, non des péchés graves, mais, au contraire, des péchés mignons qu'il serait fort fâcheux que la République n'ait pas commis par amour pour le peuple, et qui doivent te la faire aimer davantage.
Source : Gallica

Pierre Valin Les péchés mignons de la République (1877)

Tous les abus, toutes les exactions et vexations, tous les crimes même, étaient possibles aux seigneurs sous le régime féodal; rien ne limitait leur bon plaisir. « Pour le roturier frappé ou opprimé d'une manière quelconque par les premiers, dit Dalloz, dans son traité du droit féodal, il n'y avait pas de réparation ni de justice. » Dans la langue seigneuriale, il existait un adage célèbre et significatif : Entre le seigneur et le vilain, il n'y a pas de juge fors Dieu.
Tu vois, mon cher Jean Guêtré, par cet aperçu de la féodalité, s'il était doux pour le paysan de vivre sous un tel régime.
Source : Gallica

Pierre Valin Les péchés mignons de la République (1877)

Depuis l'avénement de la République, depuis que la pègre ne trône plus, ni au village ni aux Tuileries, Poche-Percée a été mis au rancart. Un gouvernement honnête n'a pas besoin d'agents véreux pour corrompre l'esprit public, de courtiers plébiscitaires pour racoler des suffrages, de pitres pour battre la grosse caisse dynastique. Sous un tel gouvernement, Poche-Percée ne saurait être satisfait
Source : Gallica

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