Résumé

Doléances de Jacques Bonhomme à ses députés… (1881)

Ah! quel bonheur d'avoir là, sous la main, tous prêts à nous octroyer leurs bons offices, des hommes si savants, si actifs, si compétents en toutes choses. Car comment voulez-vous que Jacques Bonhomme ait l'esprit et le temps de ruminer, de comparer, de se faire enfin une idée exacte des questions qui mettent en jeu ses plus graves intérêts: l'Église et l'État, l'enseignement, la prohibition, le libre échange, l'impôt, la magistrature, l'armée et tant d'autres questions encore!
Aussi c'est sur vous que nous comptons, Messieurs nos Députés
Source : Gallica

Doléances de Jacques Bonhomme à ses députés… (1881)

Certes, Jacques Bonhomme n'est plus, Dieu merci, l'être misérable et dégradé du siècle du roi Soleil, dont j'ai lu la désolante peinture dans un des grands écrivains de ce temps-là. Mais s'il n'est plus forcément attaché à la glèbe et s'il consent à travailler rudement pour fournir ce qui est indispensable à tous, il faut qu'il soit payé de son labeur et avant tout qu'il en vive, il faut aussi qu'il soit encouragé et que notre grand poète ne vienne pas lui dire que son travail n'est qu'humain lorsque celui des villes est divin.
Source : Gallica

Doléances de Jacques Bonhomme à ses députés… (1881)

Dans cet immense tohu-bohu d'affirmations impies, de programmes insensés puant l'anarchie, Jacques Bonhomme, parmi tous ces violents, joue le rôle de pauvre honteux; il ne se met pas en grève, il ne fait pas d'émeute; il prend patience, mais avec ses voisins il se dit qu'il faut bien qu'il parle à la fin, puisqu'on a l'air de ne songer à lui que lorsqu'on lui demande son vote.
Source : Gallica

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