Pierre Valin, Le vosgien ; [Edmonde Travers] (1889)
“ A peine si de temps en temps on entend chanter un oiseau. Seul le bruit monotone de la rivière ne cesse pas, ni celui des feuilles du chêne se froissant, agitées par la brise tiède et parfumée. Charles est près de Jeanne, le corps et l'àme en repos, jouissant du bonheur de l'espérance. Ces heures si paisibles, passées à côté de l'objet aimé et que la nature même s'efforce de rendre plus belles et plus heureuses, l'enivrent d'une douce ivresse, et pendant qu'il lit à Jeanne attentive les belles scènes de l'Odyssée, son âme vogue loin du livre, bercée par son espérance, par son bonheur. ”
