Pierre Valin

Résumé

Pierre Valin Les crimes de la monarchie (1877)

Louis XIV mit donc sans cesse l'Europe à feu et à sang, tantôt sous un prétexte, tantôt sous un autre, mais, en réalité, pour chercher sur le champ de bataille, un nouvel abonnement au despotisme.
« Il croyait le prestige de la gloire indispensable à la consolidation de sa puissance. Il commandait donc de temps à autre son armée en personne, c'est-à-dire qu'il suivait la campagne à distance, mollement assis dans son carrosse. Condé remportait la victoire et Louis XIV en confisquait l'honneur. »
Tant de gloire coûta plusieurs millions d'hommes, et on ne sait au juste combien de milliards.
Source : Gallica

Pierre Valin Les crimes de la monarchie (1877)

Napoléon III, dépassant de beaucoup Louis-Philippe, atteignit à l'apogée des turpitudes les plus infâmes et les plus criminelles, au DEUX DÉCEMBRE, à SEDAN, en maintes occasions.
Il y a un enseignement, mon cher Jean Guêtré, dans ce long tissu des crimes de la monarchie. Les monarques étant faits, comme on dit vulgairement, « du même bois» que les autres hommes, pourquoi sont-ils plus mauvais ? C'est, il semble, qu'étant trop haut placés au-dessus des lois, une sorte de vertige s'empare d'eux; n'ayant presque pas de frein dans leur pouvoir, ils se croient tout permis.
Source : Gallica

Pierre Valin Les crimes de la monarchie (1877)

J'arrête la nomenclature, car il faudrait les citer presque tous, à l'exception des rois fainéants, qui, sans énergie pour le mal ni le bien, se contentèrent de vivre comme porcs à l'engrais, dans leur maison de plaisance de Maumaque, au bord de l'Oise, livrant la France au bon plaisir des maires du palais.
Parmi les Carlovingiens, Charlemagne, la gloire de cette race, commit le crime d'inaugurer les guerres de religion." Tout à la fois dévot et dissolu, entouré de concubines et de moines, Charlemagne devait être intolérant et cruel.
Source : Gallica

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