Carlovingiens

Définition et enjeux

Ernest Mourin,  Les comtes de Paris : histoire de l'avénement de la troisième race (1872)

“ La glorieuse famille des Pépins en était là en 898. Elle avait commencé, rare phénomène dans l'histoire ! par une succession de grands hommes; mais après Charlemagne la nature est épuisée, le prodigieux enfantement s'arrête. La puissante sève paraît tarie, et la race, frappée d'abâtardissement. La plupart des Carlovingiens portent désormais, comme un stigmate de décadence, des surnoms attestant des vices de caractère ou des défectuosités physiques. ”
Source : Gallica

Paul Devaux,  Études politiques sur l'histoire ancienne et moderne et sur l'influence de l'état de guerre et de l'état de paix… (1875)

“ La dynastie des Carlovingiens est sortie de la guerre : on peut dire que l'autre est issue de la paix, car elle est née du développement de l'aristocratie féodale qui lui-même est le résultat de l'absence des grandes guerres. Les Carlovingiens ne tombèrent pas sous la supériorité du mérite de celui qui les renversa, mais parce que la royauté, à bout de ressources matérielles pour resserrer les liens de la vassalité, sans armée ni administration qui fussent dans sa dépendance, était hors d'état de maintenir sa suzeraineté sur des vassaux émancipés. ”
Source : Gallica

Auguste Théodore Hilaire Barchou de Penhoën,  Guillaume d'Orange et Louis-Philippe… (1835)

“ Par tous ces conduits, le pouvoir passé de la famille de Clovis dans celle des Carlovingiens. On hésite presque à dire qu'il y ait là usurpation; c'est une sorte de transfusion de la royauté, toute semblable à cette transfusion du sang que rêvèrent pendant si long-temps les médecins du moyen âge. C'est l'esprit royal que de lui-même déserte une famille pour passer dans une autre. ”
Source : Gallica

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