Fauriel

Élements biographiques

Fauriel,  Les amours de Lope de Vega. — La Dorothée

“ Quand on veut nettoyer une chose, on la lave : j’ai été ainsi purgé de ma passion par les larmes de Dorothée. Ce qui me tuait, c’était de la croire amoureuse de don Bela ; ce qui me faisait perdre le sens, c’était d’imaginer qu’ils n’avaient, elle et lui, qu’un seul et même désir. Mais quand j’ai su qu’elle était contrainte et désolée, quand je l’ai entendue se plaindre de son tyran, maudire Gherarda, accuser sa mère, s’emporter contre Célie, me nommer son vrai seigneur, son premier et son seul amour, j’ai senti mon ame s’alléger de l’horrible poids qui l’accablait. ”
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Fauriel,  Revue des Deux Mondes

“ « Dame, répond Geoffroi, que toutes vos volontés soient faites, m’y voici prêt. Vos chevaliers n’ont que faire de me retenir : votre beauté est pour moi un lien beaucoup plus fort que tous les leurs ; puisque je vous ai fait à mon insu du mal et du déplaisir, vengez-vous-en, je ne prendrai pour me défendre ni lance ni épée. »
Brunissende, l’entendant si gracieusement parler, s’en étonne et s’en émeut, sa colère tombe, et l’amour la blesse à son tour au cœur. Elle pardonnerait à l’instant à Geoffroi si elle l’osait, mais elle a peur des méchans discours.
”
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Fauriel,  Les amours de Lope de Vega. — La Dorothée

“ Fernando. — Tu dis vrai, Jules : ma jeunesse m’a induit en erreur ; j’aurais pu être cause de la mort de Dorothée, j’aurais pu priver la nature de sa plus grande merveille, et le monde de ce qu’il a de plus beau. Pardonnez-moi, madame, je vous en supplie ; je ne puis plus contenir les larmes dont mon cœur et mes yeux sont inondés.
Jules. — Y a-t-il un malheur comparable ? Oh ! madame, retenez-le ; il va se mettre en pièces.
Philippa. — Pauvre jeune homme ! A-t-il eu déjà de pareils accès de douleur ?
Dorothée. — Je n’y tiens plus, Philippa.
”
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