Fauriel, Les amours de Lope de Vega. — La Dorothée
“ Quand on veut nettoyer une chose, on la lave : j’ai été ainsi purgé de ma passion par les larmes de Dorothée. Ce qui me tuait, c’était de la croire amoureuse de don Bela ; ce qui me faisait perdre le sens, c’était d’imaginer qu’ils n’avaient, elle et lui, qu’un seul et même désir. Mais quand j’ai su qu’elle était contrainte et désolée, quand je l’ai entendue se plaindre de son tyran, maudire Gherarda, accuser sa mère, s’emporter contre Célie, me nommer son vrai seigneur, son premier et son seul amour, j’ai senti mon ame s’alléger de l’horrible poids qui l’accablait. ”
