Résumé

Portrait de Lope de Vega Lope de Vega Chefs-d'oeuvre du théâtre espagnol… (1861)

DON JUAN.
Oui, c'est moi! c'est moi!
DOROTHÉE.
Mon Dieu!, que cherchez-vous ici ?
DON JUAN.
C'est vous. Vous, madame!
DOROTHÉE.
Non pas ! vous vous trompez, ce n'est pas moi. — Et si votre maîtresse vous est infidèle, et que vous vouliez la ramener en excitant sa jalousie, allez-vous-en, partez; je ne suis pas assez belle pour cela.
DON JUAN.
Éanutez-moi, de grâce.
DOROTHÉE.
Croyez-moi, allez la trouver, appelez-la, criez, pleurez, suppliez, et jurez-lui de l'épouser.
DON JUAN.
Non, belle Marcèle, je ne puis renouer avec elle. —Je suis un galant homme.
Source : Gallica

Portrait de Lope de Vega Lope de Vega Chefs-d'oeuvre du théâtre espagnol… (1861)

LE VINGT-QUATRE.
Eh bien! mon fils, qu'attendez-vous? Je ne veux pour vous d'autre dot que sa vertu et sa beauté; et je préfère à tous les honneurs celui d'avoir une bru aussi sage.
LE ROI.
Non pas ! L'infant a promis vingt-quatre mille ducats; et moi j'en donne autant.
LE GRAND MAITRE.
Moi, je lui donne deux villes.
DON FÉLIX.
Quant à moi, Marcèle, bien qu'il n'y ait pas de princes qui garantissent votre vertu, je dis, l'épée à la main, que je suis votre époux.
- CHACON.
Tout le monde se marie et se réjouit; et moi l'on m'oublie.
DON JUAN.
Je te donne mille écus.
Source : Gallica

Portrait de Lope de Vega Lope de Vega Chefs-d'oeuvre du théâtre espagnol… (1861)

Moi, je n'ai que ma sœur, et un petit nombre de livres qui me tiennent lieu de chevaux, de jardins, de palais, et qui font tout mon plaisir comme toute ma richesse.
HENRI.
On se sera trompé à cause du nom. — Mais puisque l'on vous a dérangé, votre bonne mine et votre esprit m'inspirent le désir de vous prendre à mon service. — Votre sœur est-elle mariée ?
DON FÉLIX.
Non, seigneur. Si elle l'était, elle ne serait pas sous la protection que je vous ai dite. Elle est demoiselle, elle a de l'esprit et de la vertu, et ce qu'il y a de moins louable en elle, c'est sa beauté.
Source : Gallica

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