Alain René Le Sage

Résumé

Alain René Le Sage,  Le diable boiteux, tome II

“ Mendoce, interrompit la dame, vous faites injure à mon affliction; je ne me consolerai jamais de vous avoir perdu; quand même j'épouserais votre ami, ce ne serait que pour unir nos douleurs; votre amour, votre amitié, vos infortunes, feraient tout notre entretien.—C'en est trop, Madame, répliqua don Fadrique; je ne mérite pas que vous me regrettiez si longtemps: souffrez, je vous en conjure, que Zarate vous épouse, après qu'il vous aura vengée d'Alvaro Ponce.—Don Alvar n'est plus, dit la veuve de Cifuentes; le même jour qu'il m'enleva, il fut tué par le corsaire qui me prit. ”
Source : Gutenberg

Alain René Le Sage,  Le diable boiteux, tome II

“ Alors Léandro, sans se soucier de perdre l'amitié d'Asmodée, raconta tout ce qui s'était passé entre ce démon et lui. Après quoi le vieillard reprit la parole, et dit à don Cléofas: «La confidence que vous venez de me faire me confirme dans le dessein de vous donner ma fille: vous êtes son premier libérateur. Si vous n'eussiez pas prié le diable boiteux de l'arracher à la mort qui la menaçait, il n'aurait pas manqué de la laisser périr. C'est donc vous qui avez conservé les jours de Séraphine; en un mot, vous la méritez, et je vous l'offre avec la moitié de mon bien.» ”
Source : Gutenberg

Alain René Le Sage,  Le diable boiteux, tome II

“ Enfin, ajouta don Juan, l'amitié l'emporta sur l'amour; je refusai la foi de dona Théodora. Elle en pleura de dépit; mais, grand Dieu, que ses pleurs excitèrent de trouble dans mon âme! Je ne puis m'en ressouvenir sans trembler encore du péril que j'ai couru. Je commençais à me trouver barbare, et pendant quelques instants, Mendoce, mon cœur vous devint infidèle. Je ne cédai pas pourtant à ma faiblesse, et je me dérobai par une prompte fuite à des larmes si dangereuses. Mais ce n'est pas assez d'avoir évité ce danger; il faut craindre pour l'avenir. ”
Source : Gutenberg

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