Etienne François de Lantier, Voyage en Espagne du Chevalier Saint-Gervais… (1809)
“ Tel serait le portrait que j’aurais imaginé, ou telle plutôt était Séraphine. Pour une femme douée du don céleste de la beauté, chaque jour est un jour de triomphe: partout où Séraphine paraissait, les regards, l’admiration, les applaudissements la suivaient. Elle avait peu d’embonpoint, la poitrine peu élevée, défaut ordinaire aux Espagnoles, qui peut naître de l’indifférence que les Espagnols ont pour les charmes d’un beau sein. Séraphine aimait beaucoup la danse, passion des ames voluptueuses, et la parure, passion de la vanité et de la coquetterie, sa fille. ”
