Résumé

Collectif Lettres de famille, retrouvées en 1897 (1897)

Aieu, mon cher Salabert; je vous embrasse vous, votre femme, Châlon, votre frère, bien cordialement, de tout mon coeur. Les biens et la vie de ce monde sont si peu de chose, qu'en vérité, je ne considère les vraies jouissances que dans le coeur des vrais amis. Ainsi, vous, vous avez votre femme, la mère de votre femme ; vous êtes, aujourd'hui, son fils ; M. et Mme Hernandez, qui sont vos alliés par des liens qui vous sont chers. Ici, vous avez un père, une mère, une soeur, un cousin qui est votre frère, qui vous aime cordialement; votre santé, votre existence sont utiles à tous.
Source : Gallica

Collectif Lettres de famille, retrouvées en 1897 (1897)

Nous n'avons pas eu d'autres nouvelles de vos enfants de New-York, pas plus que de nos enfants de RhodeIsland; cette privation me rend malheureuse. Ne soyez pas étonnée, si votre papa ne vous écrit pas : les mains lui tremblent, je suis obligée d'être son secrétaire ; il vous aime toujours, parle toujours de vous et désire beaucoup vous revoir ; il vous souhaite ainsi que moi, tout ce que l'on souhaite à quelqu'un que l'on aime de tout son coeur : de la santé et toute sorte de bonheur et de prospérité. Adieu, ma chère Séraphine, je vous embrasse, ainsi que mes petits-enfants.
Source : Gallica

Collectif Lettres de famille, retrouvées en 1897 (1897)

Mme CHAUVITEAU A SON FILS SALABERT
New-York, 8 mars 1802.
Aujourd'hui huit jours, mon cher Salabert, que j'ai reçu votre lettre qui m'a accablée de douleur et de chagrin ; faut-il qu'en pleurant la mort de mon enfant, j'aie encore à pleurer l'inconduite d'une cruelle femme! — Ah! mon cher Salabert, un de mes chagrins le plus cuisant, est de penser qu'il était malheureux ! — Le désespoir et le chagrin l'auront conduit au tombeau. Assurez-moi donc, qu'il a consenti, sans effort, à rompre ce mariage ; il me passe mille choses dans la tête qui me font mourir !
Source : Gallica

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