Résumé

M. Bernos La famille d'Orléans pendant la Révolution… (1913)

PENDANT LA RÉVOLUTION 181
Pour lui plaire, pour l'amuser, elle invente les plus touchantes puérilités.
Celui-là, du moins, les soins et les leçons de sa gouvernante peuvent orner son esprit, mais ils ne peuvent rien sur son coeur. Il restera toujours, pour sa mère, l'enfant aimant et bien-aimé.
La duchesse ne doute pas que la force de ces sentiments ne désarme le sort qui lui rendra un jour, en toute propriété, ce bien précieux :« Ah ! mon Beaujolais, lorsque le Ciel aura permis notre réunion, comme je te serrerai dans mes bras..! ! »
Source : Gallica

M. Bernos La famille d'Orléans pendant la Révolution… (1913)

Beaujolais n'avait que deux ans quand il quitta le Palais-Royal pour être mis entre les mains de Mme de Genlis. Un matin de juin 1781, joli, de bonne humeur, volontaire et capricieux, l'enfant, à peine détaché de sa mère, entre à Bellechasse où va commencer son éducation. Il grandit sans que l'atmosphère d'école qui règne en ce lieu lui enlève sa fleur de spontanéité et de sensibilité ; l'instinct qui Te porte vers sa mère est rebelle à toute influence. Beaujolais sera l'unique consolation de la duchesse.
Source : Gallica

M. Bernos La famille d'Orléans pendant la Révolution… (1913)

Tu peux, à ton tour, compter sur la mienne, elle sera entière, et j'espère trouver dans mon fils l'ami le plus sûr, le plus vrai, comme tu trouveras toujours dans ta mère l'amie la plus tendre et la plus occupée de tout ce qui pourra te rendre heureux... Jusqu'ici tu ne m'as connue que par ma tendresse, je veux que tu me connaisses par mon caractère, par mes opinions. J'aime avec vivacité et abandon. Je suis affligée et malheureuse quand je ne suis pas aimée de même, et la moindre réserve de la part des personnes que je chéris me blesse profondément.
Source : Gallica

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