Résumé

Tournois Histoire de Louis-Philippe-Joseph… (1846)

Exiler, enfermer! rien de plus facile alors; c'était plus facile assurément que d'avoir raison contre tout un Peuple, d'autant plus qu'il n'y avait pas à discuter avec ceux qui pouvaient l'un et l'autre.
Ainsi le duc d'Orléans et le parlement de Paris restent fidèles aux anciennes lois de la monarchie, en s'opposant énergiquement aux prétentions fiscales des ministres. La nation n'attendait pas moins du premier Prince du sang et du premier corps de la magistrature ; aussi s'émut-elle profondément en faveur du prince dont le nom semblait devenu le symbole glorieux de tous les vœux du pays.
Source : Gallica

Tournois Histoire de Louis-Philippe-Joseph… (1846)

Or, dans l'état d'irritation du moment, le fils étant présumé le but de Dumouriez, le père ne pouvait pas s'empêcher d'être réputé complice du projet de l'élévation de son fils: logique de parti, logique grossière, non moins contraire à l'humanité qu'à la justice et à la vérité. De là le délaissement subit du duc d'Orléans par la plupart des patriotes, qui l'avaient toujours soutenu contre les calomnies du parti royaliste ; de là son arrestation, de là sa condamnation prochaine, bien que l'on n'ait jamais cité un seul fait qui prouvât, de sa part, une complicité quelconque avec Dumouriez.
Source : Gallica

Tournois Histoire de Louis-Philippe-Joseph… (1846)

Il est bien vrai qu'une poignée de ces hommes, atteints d'une démence furieuse, et tels que l'on en rencontre dans toutes les révolutions pour l'opprobre de l'humanité, porta triomphalement à Paris, au bout de piques, les têtes des deux gardes-du-corps; mais quand ces hommes partirent-ils de Versailles? Environ à huit heures du matin, et Louis XVI à une heure après midi : donc il n'a pu exister aucun rapport entre le cortège royal et cet attroupement sanguinaire, qui n'entra point dans Paris, d'ailleurs, puisqu'il fut dispersé à la barrière de Passy.
Source : Gallica

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