Résumé

Georges Dairnvaell Histoire des Jacobins : dédiée à M. Ledru-Rollin (1846)

Mirabeau voulait renforcer le trône et consolider la Révolution, deux choses impossibles à unir : la royauté rendue indépendante par lui, eût voulu soumettre et abattre la Révolution; si au contraire Mirabeau échouait, par la seule force des choses, la Révolution abolissait la royauté. Était-il possible d'unir l'ancien ordre de choses au nouveau, le droit divin des rois, au droit divin des peuples?
Non, c'était attacher un cadavre à un homme plein de force et de vie. Tous ceux qui l'ont essayé ont péri, et Barnave et Bailly, et le parti des libérateurs de l'Amérique et les Girondins !
Source : Gallica

Georges Dairnvaell Histoire des Jacobins : dédiée à M. Ledru-Rollin (1846)

Ainsi la bourgeoisie et le peuple ne seraient qu'un : en s'isolant pour suivre l'instinct de son égoïsme ; la bourgeoisie perdit non-seulement sa force, mais elle échangea contre les hochets d'une aristocratie bâtarde, sa liberté et ses droits.
Le bourgeois a toujours été et sera toujours un artisan qui a fait d'heureuses affaires ; c'est le peuple parvenu par le travail et l'intelligence à se créer un capital qui le met au-dessus du besoin.
Source : Gallica

Georges Dairnvaell Histoire des Jacobins : dédiée à M. Ledru-Rollin (1846)

Oui, reprit mademoiselle Théroigne, c'est la renommée de votre sagesse qui m'amène au milieu de vous. Prouvez que vous êtes des Sal ornons, que c'est à vous qu'il était réservé de bâtir un temple, et hâtez-vous de bâtir un temple à l'Assemblée nationale ; c'est l'objet de ma motion. Les bons patriotes peuvent-ils souffrir plus long-temps de voir le pouvoir exécutif logé dans le plus beau palais de l'univers, tandis que le pouvoir législatif habite sous des tentes, et tantôt aux menus plaisirs, tantôt au Jeu de Paume, tantôt au Manège, comme la colombe de Noé, qui n'a point où reposer le pied.
Source : Gallica

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