Marat

Définition et enjeux

Portrait de Alphonse Esquiros Alphonse Esquiros,  Charlotte Corday

“ Ces paroles se répétaient sur un ton lugubre de la ville aux faubourgs : « Marat est mort ! » Le peuple avait une figure désolée. Les enfants versèrent des pleurs ; les femmes des halles poussèrent des cris de désespoir ; les sans-culottes frémirent ; ce fut une tristesse amère et terrible, la tristesse du lion. Marat était aimé. Cette mort brutale le releva encore dans le cœur des malheureux. Le peuple, naturellement porté à la superstition, fit un dieu de Marat. Une sorte de culte s’établit autour de sa mémoire ; on attachait son buste et son portrait sur le devant des maisons ”
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Portrait de Alphonse Esquiros Alphonse Esquiros,  Charlotte Corday

“ L’organisation de Marat l’appelait bien plutôt à la douceur et à la sensibilité qu’à la cruauté bestiale. Il avait la fibre délicate, la charnure molle, les lèvres épaisses (grand signe de bonté) , la tête disposée à l’amour du genre humain ; le front n’était pas très élevé ; mais, outre ce qui dominait en Marat, c’était le tempérament révolutionnaire ; nous remarquerons, en passant, que les fronts énormes contiennent des facultés vastes, mais oisives ; les hommes d’action comme Richelieu, comme Robespierre, comme Saint-Just, ont le front renversé et coupant, le front en hache. ”
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