Hippolyte Mettais

Élements biographiques

Hippolyte Mettais Le Portefaix : roman de moeurs… (1842)

M. Durosier avait bien reconnu Chaptal, qui n'était pour lui autre que le père Paul le portefaix. Tout le monde regardait, la bouehe béante et avec un demi-sourire de stupéfaction, cette belle jeune fille descendue de la belle calèche pour se pendre au cou de ce pauvre voyageur. Mais Marie ne remarquait rien que son père; elle avait oublié Durosier et sa fille ; elle ne voyait pas la foule qui la regardait. Elle passait ses mains caressantes sur le front de son père, sur ses bras, sur sa poitrine, joyeuse comme un enfant qui touche un objet qui lui plaît.
Source : Gallica

Hippolyte Mettais Les amours d'un tribun (1876)

Pour Barbera, c'était l'oubli d'un passé mauvais, d'un présent intolérable, d'un avenir sans espoir ; c'était la réhabilitation d'une union impossible et flétrie aux yeux du monde. Pour Marat, c'était la chute du ciel sur sa tête et l'effondrement de la terre sous ses pieds.
Voilà tout ce qu'on sait de la mort. Pourquoi donc alors l'homme est-il né ? Pourquoi lui a-t-on imposé en échange d'une vie qu'il n'a pas demandée, un travail immense, pour l'en récompenser par les souffrances, par les maladies et par la mort ?
Source : Gallica

Hippolyte Mettais Paris avant le Déluge (1866)

Mais si la vie du dieu Chephren avait été une étude continuelle, il n'avait point fait cette étude au coin de son foyer. Personne plus que lui peut-être, ne voyagea dans autant de parties du monde. Partout il examina attentivement les divers types de l'humanité, il disséqua leurs habitudes, leurs mœurs, en les comparant entre elles ; il fouilla dans les coins et les recoins les plus inconnus, les plus vieux et les plus obscurs de leur histoire. Il creusa leur sol en tous sens, descendit dans les cavernes les plus profondes, scruta les rochers les plus déserts, perdus sur l'immensité des mers.
Source : Gallica

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