Hippolyte Mettais

Résumé

Hippolyte Mettais Le Portefaix : roman de moeurs… (1842)

M. Durosier avait bien reconnu Chaptal, qui n'était pour lui autre que le père Paul le portefaix. Tout le monde regardait, la bouehe béante et avec un demi-sourire de stupéfaction, cette belle jeune fille descendue de la belle calèche pour se pendre au cou de ce pauvre voyageur. Mais Marie ne remarquait rien que son père; elle avait oublié Durosier et sa fille ; elle ne voyait pas la foule qui la regardait. Elle passait ses mains caressantes sur le front de son père, sur ses bras, sur sa poitrine, joyeuse comme un enfant qui touche un objet qui lui plaît.
Source : Gallica

Hippolyte Mettais Le Portefaix : roman de moeurs… (1842)

Quelques amis, qui venaient encore visiter Paul, se retirèrent les uns après les autres et le laissèrent dans la plus complète solitude. Seul au monde, sans parents, sans amis, il ne compta plus que sur lui-même, et il travailla avec ardeur à se créer une existence pour traverser le plus paisiblement possible le torrent de la vie.
Marie, insouciante comme un enfant, oubliait auprès de son frère les tourments passés et ne vivait plus que de sa vie, que de son espoir tandis que lui préparait par son activité son avenir et celui de sa soeur.
Source : Gallica

Hippolyte Mettais Le Portefaix : roman de moeurs… (1842)

Un déluge de baisers récompensa l'explication heureuse et si consolante. Mille protestations d'un amour inviolable et plus circonspect répondirent au déluge de baisers.
— En effet, reprit Honorine avec une volubilité qui attestait sa satisfaction intime et s'avisant, quoique un peu tard, de répondre à une précédente question de Paul, qui lui revint naturellement à l'esprit, on veut me marier avec ce comte de Florentino ; mais je ne le veux pas, moi, et rien au monde ne pourra jamais m'y contraindre ; car je ne peux pas aimer deux hommes, moi, ajouta-t-elle, en serrant Paul dans ses bras.
Source : Gallica

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