Résumé

Portrait de Comtesse de Bassanville Comtesse de Bassanville Les Deux Familles, ou Bonne et mauvaise éducation… (1859)

Que feras-tu alors, mon enfant, pour consoler la pauvre femme?
— Je lui apprendrai ce que vous m'avez appris, ma mère, c'est-à-dire à déposer ses peines dans le sein de Dieu et à en chercher l'oubli dans les saintes oeuvres de la charité. » Et, en parlant ainsi, les yeux de notre héroïne brillaient d'un feu céleste.
L'heureuse Mme Dubourg pressa tendrement son enfant sur son coeur.
« Sois bénie, ma fille, lui dit-elle, pour tout le bonheur que tu me donnes... Oui, tu as raison, tu sauveras Éliane de sa douleur; qu'elle vienne à toi, au bon ange du hameau, et elle sera consolée !... »
Source : Gallica

Portrait de Comtesse de Bassanville Comtesse de Bassanville Les Deux Familles, ou Bonne et mauvaise éducation… (1859)

Je voulais savoir si votre amour serait assez puissant pour résister à tout; et, pauvre et faible enfant, j'ai failli vous briser dans la lutte... Me pardonnerez-vous jamais? c'est-à-dire m'aimerez-vous encore?... Hélas ! le Ciel s'est chargé lui-même de votre vengeance. Votre tante est morte, Éliane; et vous, qui sans moi eussiez été riche, vous êtes déshéritée. Voyez mon égoïsme, amie, je suis heureux de cette clause, et cela parce qu'elle me permet de vous prouver que je vous aimais pour vous seule. Je travaillerai, ma bien-aimée, je te ferai une position heureuse entre toutes.
Source : Gallica

Portrait de Comtesse de Bassanville Comtesse de Bassanville Les Deux Familles, ou Bonne et mauvaise éducation… (1859)

N'êtesvous pas entouré de serviteurs dévoués au Ciel, et qui ne veulent vous faire aucun mal? au contraire, s'écria Éliane avec surprise.
— Parbleu ! je n'ai pas peur qu'ici on me fasse du mal, dit le malade en haussant dédaigneusement les épaules... et j'ai peur... Eh bien ! j'ai peur de mourir, là !... car je me sens bien mal !
— D'abord, mon cher frère, on revient de bien plus loin encore ! et vous n'êtes pas aussi dangereusement atteint que vous semblez le croire, dit avec bonté soeur Angèle; puis, dans le cas où Dieu voudrait vous prendre, qu'a donc la mort de si terrible?
Source : Gallica

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