Henri de Régnier,
Contes et romans
“ Vous en croyez Sophryse capable, et vous ne vous sentez point en humeur de les subir ni de répondre. Sophryse est donc si dangereuse? Que trouvez-vous donc de si effrayant à une jeune princesse qui veut plaire à chacun et qui sait que la décence la plus mesurée et l'accueil le plus affable sont les meilleurs moyens d'y parvenir? Pensez- vous que Sophryse ignore rien de cela? Certes, elle a infiniment d'esprit, mais elle n'en montre que ce qu'il faut, et aurait garde d'en faire voir plus qu'il faudrait. Elle a même celui de ne se point fâcher qu'on en veuille avoir à ses dépens. ”
