comtesse de Stéphanie Félicité Genlis

Élements biographiques

comtesse de Stéphanie Félicité Genlis Mémoires de Mme la Comtesse de Genlis (1925)

Le comte de Valencey, frère du marquis d’Estampes, et parent de M. de Genlis, était aussi attaché au Palais-Royal. Il avait un caractère plein de douceur et de bonté, qui donnait un agrément infini à sa société. Personne, à la Comédie-Française, ne jouait mieux que lui les rôles d’amoureux, dans les pièces de Marivaux. M. le comte de Blot, mari de la dame d’honneur, était, sans exception, l’homme le plus borné qu’on ait jamais vu dans le monde. Voulant plaire à M. le duc de Chartres, il mêlait à sa pédanterie une extrême prétention à la gaieté.
Source : Gutenberg

comtesse de Stéphanie Félicité Genlis Mémoires de Mme la Comtesse de Genlis (1925)

Ce que je trouvai fort étrange à Naples, c’est que le roi donnait sa main à baiser à toutes les dames : ce qui ne s’est jamais vu en France ; mais, en allant dîner, il les faisait toutes passer devant lui, galanterie que nos rois n’avaient pas. Nous dînâmes deux fois chez la reine. Cette princesse ressemblait beaucoup à la reine de France ; elle avait moins d’éclat et de noblesse ; mais sa physionomie était extrêmement douce, ses manières étaient remplies de grâce : elle avait des talents, de l’esprit et de l’instruction ; elle aimait beaucoup la musique, elle chantait agréablement l’italien.
Source : Gutenberg

comtesse de Stéphanie Félicité Genlis Mémoires de Mme la Comtesse de Genlis (1925)

J’ai toujours, depuis mon enfance, tendrement aimé M. de Sercey, plus jeune que moi de cinq ans ; je l’ai toute ma vie regardé comme un second père.
Je vis aussi beaucoup plus souvent dans cet hiver M. de Sabran ; il est impossible de réunir plus de qualités aimables aux qualités les plus solides ; il y a dans son esprit un tour original qui lui donne, dans la conversation, des saillies heureuses que sa distraction habituelle rend plus piquantes et plus inattendues. Sa douceur dans la société n’a rien de fade, et elle sert à augmenter l’agrément des mots ingénieux que l’on peut citer de lui.
Source : Gutenberg

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