“ Avant l’arrivée des deux étrangères à Villers-Cotterets, je n’avais pas même remarqué cette couronne printanière à la quelle chaque classe de la société apporte, l’une son étoile, l’autre sa fleur. Les deux étrangères parties, le bandeau que j’avais sur les yeux tomba, et je pus dire non-seulement : « Je vis, » mais encore : « J’existe. » Je me trouvais justement placé par mon âge entre les enfants jouant encore aux barres et au petit palet, — comme avait très-bien dit la nièce de l’abbé Grégoire, — et les jeunes gens déjà en train de devenir des hommes. ”
Villers-Cotterets
Définition et enjeux
Villers-Cotterets, commune située dans le département de l’Aisne, est un lieu riche d’histoire et de culture, souvent évoqué par des auteurs qui ont mis en lumière ses aspects sociaux, historiques et littéraires. Alexandre Dumas, né à proximité, y médite sur son identité et son parcours, tandis que Victor Hugo y raconte un séjour marqué par des rencontres humaines.
Maxime Du Camp, quant à lui, y décrit une réalité sociale à travers les institutions locales. Ces visions diverses révèlent une ville à la fois témoin de l’histoire nationale et lieu de réflexion sur l’existence humaine.
Citations sur “Villers-Cotterets”
“ Extrait des registres des actes de l’état civil de la ville deVillers-Cotterets. « Du cinquième jour du mois de thermidor an x de la république française. » Acte de naissance de Alexandre Dumas-Davy de la Pailleterie, né cejourd’hui à cinq heures et demie du matin, fils de Thomas-Alexandre Dumas-Davy de la Pailleterie, général de division, né à Jérémie, île et côte de Saint-Domingue, demeurant à Villers-Cotterets, et de Marie-Louise-Élisabeth Labouret, née audit Villers-Cotterets, son épouse. » Le sexe de l’enfant a été reconnu être masculin. » Premier témoin : ”
Maxime Du Camp,
Paris bienfaisant
(1888)
“ On obtient d'eux, sans trop de peine, une entrée — c'est presque une faveur — au dépôt de Villers-Cotterets. Là du moins la pauvre vieille aura la nourriture et le logement; elle aura de vastes dortoirs et de larges préaux; deux fois par semaine, elle pourra aller se promener dans la forêt, et comme, pour sortir, elle aura besoin de vêtements convenables, c'est le vestiaire de l'œuvre qui les lui enverra. Pendant l'année 1886, le nombre des femmes reçues en hospitalité à Villers-Cotterets, par l'intermédiaire de la Société des Libérées, s'est élevé au chiffre de dixhuit. ”
