Mademoiselle de Maintenon

Définition et enjeux

Portrait de Amélie Suard Amélie Suard Madame de Maintenon, peinte par elle-même… (1810)

Toute sa vie elle montra cette touchante confiance dans son éternel bonheur, et on la voit toujours en marche pour le ciel. J'ai déjà dit que jamais les terreurs de la religion n'approchèrent de l'âme de madame de Maintenon. Un jour que mademoiselle d'Aumale lui disoit que quelquefois elle craignoit d'être damnée : « Ah ! bon Dieu ! s'écria madame de Maintenon, je n'ai jamais eu une telle pensée » ! Ainsi sa religion n'étoit qu'un sentiment de bonheur dans le temps et d'espérance dans l'éternité. Quel plus sûr garant pouvons-nous avoir de la beauté de son âme et de la pureté de sa vie !
Source : Gallica

Portrait de Amélie Suard Amélie Suard Madame de Maintenon, peinte par elle-même… (1810)

L'âme des princes, qui épuisent de bonne heure toutes les jouissances, doit se trouver plus languissante encore dans l'âge mûr, que celle des hommes à qui la médiocrité de leur état a laissé une partie de leurs désirs. Madame de Maintenon, au contraire, conserva jusqu'à la fin de sa vie la sensibilité la plus vive. A quatre-vingts ans elle étoit en extase, dit mademoiselle d'Àumale, et versoit des larmes d'admiration, en entendant chanter et même réciter les choeurs de Racine.
Source : Gallica

Portrait de Amélie Suard Amélie Suard Madame de Maintenon, peinte par elle-même… (1810)

C'est mademoiselle d'Aumale qui nous apprend aussi qu'elle consacroit aux pauvres l'argent qu'elle gagnoit au jeu. Elle étoit sainte, dit-elle, jusque dans ses plaisirs. Louis XIV disoit aussi de madame de Maintenon : « C'est une sainte ; elle a toutes les perfections et plus d'esprit que beaucoup d'hommes ». Cette sainte, si on veut la considérer ainsi, étoit encore la plus spirituelle, la plus gaie et la plus aimable des femmes.
Source : Gallica

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