Régis de Chantelauze

Élements biographiques

Portrait de Régis de Chantelauze Régis de Chantelauze Saint Vincent de Paul et les Gondi… (1882)

Vincent voulut l'y accompagner, présider lui-même à ses funérailles, et, après avoir versé sur sa tombe les dernières larmes et les dernières prières, il partit pour la Provence, où il lui restait à remplir un devoir non moins douloureux. Comment annoncer cette cruelle nouvelle au général des galères? Cet intrépide marin, qui allait si bravement au feu et à l'abordage, comment supporterait-il un coup si terrible? Il n'avait jamais connu qu'un seul amour, qu'une seule femme qui possédât à ses yeux toutes les perfections. Il aimait madame de Gondi de la plus vive, de la plus constante tendresse.
Source : Gallica

Portrait de Régis de Chantelauze Régis de Chantelauze Le Père de La Chaize,... Études d'histoire religieuse… (1859)

Saint-Simon n'a vu le confesseur de Louis XIV que d'un certain côté , celui du caractère. Au reste, c'est là son défaut habituel, défaut manifeste et sur lequel cependant, par un oubli inexplicable, la critique n'a point encore fixé son attention. Saint-Simon saisit avec une pénétration merveilleuse tout ce qui tient au caractère et à la nature morale de ses modèles ; il met à découvert avec une habileté surprenante leurs vices ou leurs vertus, leurs qualités ou leurs travers ; d'un mot, d'un trait, il peint toutes les variétés, toutes les nuances des passions
Source : Gallica

Portrait de Régis de Chantelauze Régis de Chantelauze Saint Vincent de Paul et les Gondi… (1882)

En attendant, son humilité commençait à s'alarmer du respect et de la vénération dont il devenait chaque jour l'objet. On le traitait comme un saint, lui qui ne se traitait que de misérable. Madame de Gondi l'avait pris en si grande affection, qu'elle ne pouvait plus se passer de lui, soit à la ville, soit à la campagne. L'âme inquiète et troublée par de continuels scrupules, par des peines intérieures, par la crainte de la damnation, c'était à ce seul médecin qu'elle voulait ouvrir son cœur malade, de lui seul qu'elle attendait sa guérison, le repos et la confiance dans son salut.
Source : Gallica

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