Antoine Albalat, Joseph de Maistre (1914)
“ On jugeait alors Joseph de Maistre sur ses livres ; il apparaissait comme un sectaire catholique, un glorificateur farouche de la théocratie et du despotisme, sorte d'Isaïe politique sans sourire et sans tendresse. On ne voyait que le penseur, et brusquement l'homme apparut, un homme doux, facile, conciliant, dévoué à ses amis, adorant sa famille, causant avec ses enfants, esprit enjoué, accommodant et modeste. Point de morgue, point d'orgueil d'écrivain. On admirait Joseph de Maistre ; on se mit à l'aimer ”
