Alfred Nettement,
Histoire de la littérature française sous la restauration 1814-1830
“ Rien, dans la première manière du poëte, ne sentait l’innovation systématique. La jeunesse était dans l’inspiration, la nouveauté dans le mouvement de la poésie, dans la vivacité de l’expression qui répondait à la vivacité d’un sentiment vrai, et non dans des changements apportés à la prosodie dans une réforme du mécanisme du vers. Le talent de M. Victor Hugo avait sans doute moins d’haleine qu’il ne devait en avoir plus tard, mais on rencontrait dans ses odes des stances entières d’une fraîcheur de sentiment, d’une beauté naïve de rhythme qu’il n’a ni surpassées ni même égalées depuis. ”
