Charles Augustin Sainte-Beuve,
Chroniques parisiennes (1843-1845…
(1876)
“ Je ne veux pas dire que l'écrivain goûté et dévoré du public doive renoncer à des profits légitimes pour laisser un libraire s'enrichir à ses dépens. Mais il n'en demeure pas moins fâcheux et tout à fait contraire à l'esprit même des lettres qu'on arrive à s'enrichir à ce point par elles. Cela crée une atmosphère malsaine pour le talent. Même lorsque l'écrivain reste poëte, c'est-à-dire insouciant, libéral et prodigue, même lorsqu'il dissipe, il est désastreux pour son talent qu'il ait tant à dissiper. ”
