François-Auguste Quinet

Définition et enjeux

Théophile Dufour Lettres à Quinet sous l'Empire… (1883)

Saint-Quentin, 12 octobre 1858.
Retenez-le bien : mon frère ne veut pas que M. Quinet lui réponde. Que M. Quinet jouisse de cette paix et de ce ciel admirable dont vous nous parlez, qu'il se laisse aller mollement, sur les rives de votre beau lac, à ses songes, à ses pensées les plus douces, à ses espérances; qu'il se repose et se refasse, voilà tout ce que nous lui demandons.
Auguste a écrit, sous le coup de l'Histoire de mes idées. Que voulez-vous! quand le cœur est plein, ne faut-il pas qu'il déborde?
Source : Gallica

Théophile Dufour Lettres à Quinet sous l'Empire… (1883)

Votre photographie nous plaît infiniment, à ce point qu'Auguste et ma nièce Marie vous supplient de la leur envoyer, une à chacun. Si vous pouvez, n'y manquez pas. La tête de M. Quinet est admirable; un peu blanche et effacée pourtant. Quels traits fins, réguliers, grecs dans la belle acception du mot. Quelle douceur dans la gravité ! Oui, voilà l'historien de la Révolution, l'homme juste, intègre, et voilà aussi l'homme charmant.
Je vous trouve tous deux aussi jeunes qu'à Spa. Dix ans bientôt ne font donc rien sur vous? Ainsi, M. Quinet.
Source : Gallica

Théophile Dufour Lettres à Quinet sous l'Empire… (1883)

S'épancher, vous remercier, cher monsieur Quinet, du bonheur qu'il avait éprouvé à vous lire ; il était débiteur, il s'est acquitté. L'amitié n'en fait pas d'autres ; ses eaux montent par moments, comme celles d'une source, elles bouillonnent, franchissent leurs bords, et tout est dit; l'eau se calme, la source est satisfaite. Il y a mieux qu'Auguste, encore, et j'en suis touché vraiment, comme vous le serez vous-même. Pendant que nous écrivions, mon frère et moi, madame Jenny en faisait autant, dans un coin, sans rien dire à personne.
Source : Gallica

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