Résumé

Lettres du dehors sur l’Assemblée nationale

Il faut l’éclat, il faut le nom, il faut l’autorité et le prestige qui la relève. Est-il un homme à Versailles qui puisse prétendre à la succession de M. Thiers ? En est-il un seul qui ait en lui l’étoffe d’un gouvernement même provisoire ? En est-il un qui soit de taille à représenter dans l’état des choses la France vis-à-vis d’elle-même et vis-à-vis de l’Europe, à être pris au sérieux tout à la fois par quatre-vingt-six départemens et par M. de Bismarck ?
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Lettres du dehors sur l’Assemblée nationale

M. Thiers n’a pas seulement pour lui la supériorité du talent et de l’esprit ; il a eu le succès, le bonheur, quand il semblait en vérité que ce mot ne fût plus français. Elle est grande et légitime, la popularité de l’homme qui, après une suite inouïe de revers, ramène le premier à son pays les complaisances de la fortune, et lui rend le courage d’espérer.
Il ne fallait pas seulement un homme à la France, il lui fallait aussi une assemblée. Au lendemain d’une dictature dont l’épée est restée à Sedan, c’est par la liberté seulement que la France pouvait se relever.
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Lettres du dehors sur l’Assemblée nationale

Comme l’Europe tout entière, la France est vivement intéressée à l’indépendance spirituelle du saint-siège, et c’est d’accord avec l’Europe qu’elle doit s’occuper de faire garantir et respecter cette indépendance ; là se borne son devoir. Elle a eu pendant vingt ans un gouvernement qui faisait tour à tour de la politique anglaise, de la politique italienne, de la politique pontificale, de la politique polonaise, de la politique mexicaine, et, Dieu lui pardonne !
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