Résumé

Conditions de l'évacuation de Rome… (1862)

Peut-être, laissés à eux-mêmes, le Pape et le royaume d'Italie s'entendront-ils mieux et se réconcilieront-ils plus vite que par les soins d'un médiateur dont chacun était toujours disposé à suspecter quoiqu'à tort l'impartialité. Le besoin qu'ils ont l'une de l'autre, l'avantage pour l'Italie que le Pape reste au milieu d'elle et l'intérêt évident pour le Saint-Siége de ne point se déplacer volontairement, tout cela fera trouver la combinaison tant cherchée, et qui doit assurer à la fois la grandeur de la patrie et l'indépendance de l'Église.
Source : Gallica

Conditions de l'évacuation de Rome… (1862)

Si reconnaissant que soit le Saint-Père des dispositions si généreuses que lui témoigne l'Empereur, ainsi que de la proposition dont Sa Majesté se déclare prête à prendre l'initiative à son égard, il lui est impossible de les accepter. Il doit les décliner dans l'intérêt de son indépendance, sinon de sa dignité. Accepter une indemnité sous quelque forme que ce soit, ce serait encore reconnaître la spoliation qu'elle a pour but de compenser. On ne peut accepter la compensation quand on n'accepte pas le sacrifice, et ce sacrifice, encore une fois, le Saint-Père n'a pas le droit de le faire.
Source : Gallica

Conditions de l'évacuation de Rome… (1862)

Et c'est ce que l'Empereur a fait.
Il est impossible d'éliminer la religion : tous naissent, meurent et se marient ; chacun éprouve le besoin d'associer la prière à ses joies comme à ses douleurs, et les fêtes de la patrie, le peuple les sent incomplètes si le culte n'y participe point.
Un État athée ne pourrait subsister : ce serait un corps sans âme. Un État où l'autorité spirituelle serait tout n'est autre que la théocratie, c'est-à-dire le gouvernement de Dieu parles prêtres, seuls interprètes en tout de la volonté suprême.
Source : Gallica

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