Résumé

Le Gouvernement de juillet et la papauté… (1865)

L'honnêteté d'un gouvernement consiste, non à suivre quand même le texte d'un programme, mais avant tout à ne pas abandonner les grands intérêts du pays qui lui sont confiés. Mais quelque honnête qu'il soit, et le gouvernement de 183O l'était, il est dur à un gouvernement nouveau de méconnaître, dès le lendemain de son arrivée au pouvoir, le programme politique qu'il s'est tracé aux yeux de tous ; dur à un gouvernement sorti du peuple et de la liberté, d'inaugurer son règne en se donnant l'apparence d'abandonner un peuple qui réclame la liberté à ses côtés.
Source : Gallica

Le Gouvernement de juillet et la papauté… (1865)

Il fallait sacrifier Rome ou le principe de non-intervention. Ainsi placé entre les intérêts du pays et le maintien d'un principe affirmé par le ministère précédent, par lui-même, aux applaudissements des Chambres et dans lequel le peuple souverain de 1830 croyait encore sa gloire de peuple libre engagée, le gouvernement n'avait pas hésité : il avait préféré sacrifier la popularité d'un jour aux intérêts éternels de la France.
Source : Gallica

Le Gouvernement de juillet et la papauté… (1865)

L'Autriche certainement n'avait pas l'intention de prendre de force les Légations : émue des démonstrations hostiles dirigées contre elle, elle n'avait voulu qu'en imposer par une démonstration militaire. Ce n'était pas moins une faute du cabinet de Vienne : l'acte final du congrès de Vienne, § 3, art. 103, accordait sans doute à l'Autriche le droit de garnison dans les places de Ferrare et de Comachio ; mais ici il y avait une véritable invasion, au mépris de la souveraineté de Rome. Le cardinal Secrétaire d'État à son tour avait énergiquement protesté : Pie IX en appelait aux peuples.
Source : Gallica

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