Réforme religieuse

Définition et enjeux

Marcus Allart,  Nos frontières morales et politiques… (1872)

“ Ne sentez-vous donc pas que c'est par la Réforme religieuse que vous arriverez à traiter la question sociale ? De question sociale il n'y en a pas, si vous voulez être équitables, et lire attentivement et hautement l'Évangile, et adorer Dieu en esprit et en vérité, en rejetant loin, bien loin de vous, des pratiqués honteuses et corruptrices inventées, la plupart, pour arracher le catholicisme à la Réforme, qui, malgré cela, l'étreint et l'étouffé. Et la France! la France, ce premier champion des chrétiens, serait le dernier champion de Rome? ”
Source : Gallica

Portrait de François Guizot François Guizot,  Mémoires pour servir à l'Histoire de mon temps…

“ Quand la Réforme du XVIe siècle a éclaté, l'une de ses principales causes a été l'ardent travail des laïques, princes et peuples, non-seulement pour affranchir l'État de la domination de l'Église, mais aussi pour prendre, dans le gouvernement de l'Église elle-même, leur place et leur part. Tels avaient été les progrès de la civilisation et le mouvement des esprits que, dans une grande partie de l'Europe chrétienne, la société laïque ne voulait plus, même en matière de discipline religieuse, subir, sans participation et sans contrôle, le pouvoir absolu de la société ecclésiastique, du clergé. ”
Source : Gutenberg

Portrait de Pierre-Joseph Proudhon Pierre-Joseph Proudhon,  De la création de l’ordre dans l’humanité

“ Tandis que les philosophes annoncent une réforme religieuse, que radicaux et conservateurs parlent d’intérêts spirituels, que les proviseurs recommandent à leurs élèves, qui rient, la fréquentation des sacrements, et donnent des prix de religion ; le pouvoir favorise de toutes ses forces l’action du clergé, et prêche volontiers, par ses procureurs généraux et ses préfets, contre l’impiété et les mauvaises doctrines. ”
Source : Wikisource

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