Pierre Imbart de La Tour

Pierre Imbart de La Tour

Résumé

Portrait de Pierre Imbart de La Tour Pierre Imbart de La Tour Les origines de la Réforme. Tome 4 (1905-1935)

Ainsi, dès le début, cette littérature réformée se présente avec les aspects très divers qu'elle gardera pendant tout le siècle, tour à tour mystique, didactique, passionnée, faite à la fois pour l'élite et pour la foule, oeuvre d'émotion, de discussion et de colère, destinée à arracher violemment à l'ancienne foi les âmes qu'elle entend conduire au pur Évangile de Dieu. Telle elle parait alors, telle elle sera sous la plume d'un Calvin, d'un Viret, d'un Bèze. Par là s'explique sa puissance d'action. Elle prend l'homme tout entier, par le coeur, par la raison, par la passion.
Source : Gallica

Portrait de Pierre Imbart de La Tour Pierre Imbart de La Tour Les origines de la Réforme. Tome 4 (1905-1935)

Dieu seul est cause. Sa volonté opère en nous. Elle inspire notre esprit et émeut notre coeur. Elle incite, fléchit, tourne à sa guise notre volonté.
Analysons un peu. Chez les justes, nulle pensée, nulle action dont Dieu ne soit l'auteur. Dieu change leur volonté, il ne leur rend point le franc arbitre. Croire que l'homme puisse avoir une part à sa régénération est une erreur « pestilente ». Notre foi n'est pas notre oeuvre. Nous croyons parce que Dieu veuf que nous croyions. Nous ne sommes pour rien dans l'infusion de la grâce. Dieu nous la donne parce qu'il lui plaît et comme il lui plaît.
Source : Gallica

Portrait de Pierre Imbart de La Tour Pierre Imbart de La Tour Les origines de la Réforme. Tome 4 (1905-1935)

Certes, s'il en est parmi ses fils que Calvin préfère, à qui il pense, ce sont ceux qui souffrent pour la foi. Il les exhorte dans leur prison, soutient leur courage, les prépare au martyre. Mais cette âme forte ne s'attendrit pas, sans doute pour ne pas les attendrir; elle ne pleure pas avec, eux; aucun cri du coeur qui jaillisse, trahissant son émotion. Il leur rappelle qu'ils défendent l'honneur de Dieu, « bataillent » pour la vérité, et qu'aucune goutte de leur sang ne sera perdue. Ce qui l'inquiète surtout, c'est une défection possible.
Source : Gallica

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