Bibliothèque nationale

Résumé

Bibliothèque nationale Calvin et la Réforme française (1935)

En composant l'Institution chrétienne, Calvin ne se proposait d'abord qu'une chose : enseigner les éléments de la vraie piété, condenser en un seul ouvrage des doctrines encore un peu vagues, diversement interprétées, et les fixer. Son livre devait servir pour ses adeptes, de base à la religion réformée, de catéchisme raisonné et très développé. Et, de fait, Calvin divisa son texte en six parties traitant successivement des matières enseignées au catéchisme depuis des siècles : Décalogue, Credo, Pater, les sacrements. L'Institution est une somme théologique, une confession de foi.
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Calvin et la Réforme française (1935)

Nul n'y voyait d'hérésie, au contraire, et, selon le mot d' Erasme, on voulait seulement Christum ex fontibus praedicare, ramener la religion à sa pureté.
Michelet a justement remarqué le caractère à la fois européen et national de la Réforme : « D'elle-même, écrivait-il, la Réforme
est née partout : en France, en Suisse, elle fut indigène, un fruit du sol et de circonstances diverses qui pourtant donnèrent un fruit identique ».
Comme l'esprit allemand de la Réforme s'est incarné en un homme : Luther, l'esprit français s'est incarné en Calvin.
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Calvin et la Réforme française (1935)

Que l'on cherche bien, et l'on constatera que le chef de la Réforme française a réalisé, par ce livre, une construction unique en son genre, qu'aucune autre depuis n'a égalée peut-être en ce qui touche l'ampleur du dessein, la clarté et l'enchaînement des divisions, et je ne sais quelle passion intérieure qui anime d'un bout à l'autre ce vaste exposé, au point d'en faire comme un véritable drame, une sorte de tragédie grandiose dont l'homme et son salut éternel fournissent le pathétique sujet.
Source : Gallica

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