Georges Goyau,
Une personnalité religieuse. — Genève…
“ Il traversait Genève, en juillet, pour y saluer Farel. L’accueil qu’il venait de trouver à la cour de Ferrare et le bruit que faisait la première édition de l’Institution chrétienne lui créaient un prestige. On appréciait déjà, dans ce maigre et pâle jeune homme de vingt-sept ans, le théologien qui semblait assister aux conseils de Dieu, le politique qui, sans paraître, influait parfois au loin sur les conseils des hommes. Farel lui fit un devoir de rester à Genève, et de « ne pas préférer son repos à Jésus-Christ. » Et Calvin, croyant que par la bouche de Farel Dieu parlait, défit son bagage. ”
