Légende dorée

Définition et enjeux

de Voragine Jacobus La légende dorée (1902)

Et il n’y a point jusqu’aux grands tableaux de Rubens, de Murillo, de Poussin, qui ne reproduisent les scènes des martyres des saints ou de leurs miracles exactement comme le bienheureux évêque de Gênes les a « compilées » à notre intention. Toute la part que, aujourd’hui encore, notre imagination mêle à ce que nous apprennent, de l’histoire sacrée, les Ecritures et la Tradition, tout cela nous vient, en droite ligne, de la Légende Dorée.
Source : Gutenberg

de Voragine Jacobus La légende dorée (1902)

L’art d’un temps, pour peu que l’artiste y ait mis de son cœur, a de quoi nous plaire éternellement : mais la science d’un temps ne vaut que pour son temps.
Et, à part ces suppressions et ces abréviations, dont le total ne dépasse pas une trentaine de pages, j’ai essayé de traduire aussi fidèlement que possible le texte original de la Légende Dorée. Puisse l’œuvre du vénérable Jacques de Varage retrouver parmi nous, sous cette forme nouvelle, un peu de sa bienfaisante action d’autrefois !
Source : Gutenberg

de Voragine Jacobus La légende dorée (1902)

Et tous, d’une façon générale, ils s’efforçaient plutôt d’effrayer les hommes que de les rassurer. Peut-être, dans ces conditions, la Légende Dorée leur aura-t-elle paru trop consolante, je veux dire faite pour nous donner une notion trop inexacte de l’éternelle justice ? Mais aujourd’hui, de même que nos imaginations ont soif de légendes, nos cœurs ont soif de pitié et de consolation. Nous avons besoin que Jésus vienne à nous avec les bras grands ouverts, que, dans nos peines, il nous dise, comme à l’apôtre dans sa prison d’Antioche : « Mon ami, as-tu cru vraiment que je t’oubliais ? »
Source : Gutenberg

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