Résumé

Henry de Triqueti Les premiers jours du protestantisme en France… (1859)

Parmi les gentilshommes de la cour de François Ier, Louis de Berquin, du pays d'Artois, s'était fait remarquer par une pureté de moeurs bien rare dans ce temps. Il passait pour un des hommes les plus vertueux et les plus instruits ; on l'appelait « le « plus savant des nobles (1) . » Il aimait les pauvres, autre phénomène parmi les grands de cette époque, et leur prodiguait les soins de la plus touchante charité. De même que Lefèvre et Farel, il observait strictement les rites de l'Église catholique, jeûnes, fêtes, messes, observances, il obéissait à tout : l'hérésie lui était en horreur.
Source : Gallica

Henry de Triqueti Les premiers jours du protestantisme en France… (1859)

Ainsi le monde tend toujours à s'éloigner de Dieu, et la conscience du monde, par la voix de quelques hommes pieux, crie de siècle en siècle : Rendez droite la voie du Seigneur. Ce n'est pas encore la Réforme, c'est l'aspiration à la Réforme. Ainsi crièrent en Italie, en France, en Allemagne, des poètes, des prêtres, des légistes, à l'imitation du Précurseur; mais pour produire la Réformation, il fallait au cri joindre l'action : c'est ce qui caractérisa le seizième siècle.
Source : Gallica

Henry de Triqueti Les premiers jours du protestantisme en France… (1859)

Il les étudia, les commenta, en professa en chaire les doctrines, et faisant imprimer ses commentaires en 1512, les répandit dans le monde.
Pour la première fois, les salles de la Sorbonne retentirent, devant un auditoire étonné, de cette parole qui contenait en germe toute la Réforme et la condamnation de toutes les erreurs : « C'est Dieu seul qui, par sa grâce, par la foi, justifie pour la vie éternelle. » Grande parole! Éloquente expression de toutes nos espérances! Dès que Farel l'entendit, il la saisit, l'enferma dans son coeur et crut au salut gratuit.
Source : Gallica

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