Théodore de Bèze

Définition et enjeux

Arthur de Guilloteau Grandeffe Les grandes figures de l'histoire (1882)

Il fut marié deux fois ; mais sa jeunesse ne fut pas, au point de vue des mœurs, ce qu'on est en droit d'attendre d'un fondateur de religion. Pour l'impartial historien, Théodore de Bèze ne sera qu'un agitateur bruyant et brillant, qui n'eut pas même le mérite d'être un philosophe sérieux. Certaines intelligences d'élite apparaissent dans l'histoire comme une lumière céleste qui éclaire et guide la raison humaine. C'est en vain qu'on chercherait ce rayon divin chez Théodore de Bèze. On n'y trouvera que la torche aux lueurs sinistres des temps de guerre ou de révolution.
Source : Gallica

Alfred de Bougy Le Tour du Léman

Sa parole était abondante, châtiée, poétique, et il eut un auditoire nombreux et assidu : on accourait des Cantons et de l’Allemagne pour suivre ses leçons, écouter ses sermons : les femmes surtout raffolaient de sa personne, et prônaient en tout lieu son mérite que rehaussaient un extérieur séduisant et distingué et des manières de gentilhomme. On nous peint Théodore de Bèze, à cette époque, sous les traits d’un damoiseau plein de grâce, à la figure fine, éveillée, mobile, aux yeux grands et expressifs, au nez aquilin, aux cheveux blonds bouclés, à la taille noble
Source : Wikisource

Hippolyte Durand Le livre des enfants et des mères (1888)

Quand Henri II monte sur le trône, une représentation dramatique fait partie du programme des fêtes de joyeux avènement. Théodore de Bèze est le poète, et il traite ce sujet cher à la foule, le Sacrifice d'Abraham. Le vieux texte ne suffit donc plus ; il faut une forme, une poésie nouvelle.
L'œuvre de Théodore de Bèze, qui n'est plus un mystère, qui n'est pas encore une tragédie, marque bien la transition : elle tient de l'un et l'autre genre : du mystère par le sujet, la naïveté des sentiments, le mètre
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature