Résumé

Alexandre Guénard Guénard - Besançon, description historique des monuments et établissements publics de cette ville

L’intérieur, triste et sévère, renferme des cours, des casernes, des magasins, des moulins à manége, de vastes citernes, un puits taillé dans le roc vif à 132 mètres de profondeur, un petit arsenal complet d’artillerie avec salles d’armes, de nombreuses casemates, des abris de tous genres, divers bâtiments et une chapelle, sous le vocable de saint Étienne, dont on admire le pavé en marbre de couleurs variées. Les parties latérales sont flanquées de murs auxquels on a donné une grande élévation dans le but d’empêcher que l’intérieur de la citadelle ne soit vu des hauteurs voisines.
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Le chœur est la partie la plus intéressante du monument ; l’art s’y montre moins simple et plus hardi que dans le reste de l’édifice ; il y déploie une pompe en rapport avec la solennité du lieu, et c’est là seulement que l’on rencontre quelques-uns de ces ornements si prodigués dans d’autres églises du moyen âge, si rares dans la cathédrale de Besançon.
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Les débris des maisons canoniales et des églises furent employés à combler les caves et à niveler les rues, de manière à en faire disparaître la trace, et les pierres tirées des nouveaux fossés de la citadelle, taillés dans le roc, servirent à recharger toute la pente de la montagne, qui s’est peu à peu recouverte de verdure.
On bâtit des casernes ; Charmars fut fermé d’une double enceinte ; on construisit les quais ; l’entrée du pont de Battant fut décorée d’un arc de triomphe à la gloire de Louis XIV, et la ville repeuplée vit bientôt renaître son commerce et sa splendeur.
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