Droit de cité

Définition et enjeux

Jésuites et imprimeurs de Trévoux Dictionnaire de Trévoux/6e édition…

Cité se prend figurément pour les habitans. Cives. Il y a de beaux privilèges accordés à cette cité ; pour dire, à ceux qui l’habitent.
☞ Le droit de cité est la qualité de citoyen ou Bourgeois d’une ville, & le droit de participer aux privilèges qui sont communs à tous les citoyens de cette ville. Le droit de cité chez les Romains étoit la même chose que la qualité de Citoyen Romain. Chez nous il n’y a que la naissance ou les lettres du Prince qui donnent les droits de cité. Le droit de cité est plus étendu que celui de bourgeoisie.
Source : Wikisource

Carlos Calvo Dictionnaire de droit international public et privé… (1885)

Dans l'ancien empire romain, le mot
cité désignait surtout les municipes ou villes principales des provinces qui avaient une curie, un forum etc.
On établit entre la cité et la ville cette distinction que la ville est l'ensemble des maisons et des édifices dans lesquels les citoyens résident, tandis que la cité est la réunion des citoyens, des habitants de la ville. Cependant le plus ordinairement l'un est employé comme synonyme de l'autre.
Droit de cité, aptitude à jouir des droits politiques attachés à la résidence, dans la cité et communs aux citoyens, aux membres d'un Etat libre.
Source : Gallica

Ferdinand Béchard Droit municipal dans l'antiquité (1860)

Cité, république, peuple, municipe, tous ces mots, synonymes dans la langue de l'antiquité, expriment une même pensée, celle d'une multitude d'hommes associés sous l'empire d'un droit qu'ils ont consenti en vue de l'utilité commune (2) .
Le principe municipal repose, comme le terme municeps, muneris particeps, l'indique, sur la participation aux mêmes droits et aux mêmes charges de familles établies à demeure fixe dans un même lieu, qui confient à des magistrats temporaires la représentation et la direction de leurs intérêts communs.
Source : Gallica

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