Jean-Pierre Pagès, Principes généraux du droit politique dans leur rapport avec l'esprit de l'Europe et avec la monarchie constitutionnelle… (1817)
“ Lorsque la raison a porté son jugement sur l'utilité d'une action, la volonté reçoit cette décision, et donne aux facultés extérieures l'ordre d'agir. Si, la conscience, qui ne saurait se tromper, voit que la justice est jointe à l'utilité, elle approuve et se tait : mais si l'acte, quoique utile, est vicieux, injuste, criminel, sa voix se fait entendre ; elle s'élève au sein de l'âme, qu'elle agite et qu'elle épouvanle ; elle lui représente, comme un miroir fidèle, l'effroi qui précède le crime, l'horreur qui l'accompagne, les remords qui le suivent. ”
