Résumé

Jean-Pierre Pagès Principes généraux du droit politique dans leur rapport avec l'esprit de l'Europe et avec la monarchie constitutionnelle… (1817)

Lorsque la raison a porté son jugement sur l'utilité d'une action, la volonté reçoit cette décision, et donne aux facultés extérieures l'ordre d'agir. Si, la conscience, qui ne saurait se tromper, voit que la justice est jointe à l'utilité, elle approuve et se tait : mais si l'acte, quoique utile, est vicieux, injuste, criminel, sa voix se fait entendre ; elle s'élève au sein de l'âme, qu'elle agite et qu'elle épouvanle ; elle lui représente, comme un miroir fidèle, l'effroi qui précède le crime, l'horreur qui l'accompagne, les remords qui le suivent.
Source : Gallica

Jean-Pierre Pagès Principes généraux du droit politique dans leur rapport avec l'esprit de l'Europe et avec la monarchie constitutionnelle… (1817)

Le pacte social n'a qu'un objet, celui de créer l'état, la cité ; ces mots collectifs embrassent nécessairement le souverain et le peuple ; l'un de ces êtres moraux ne peut exister un seul instant sans avoir l'autre pour corrélatif. L'établissement de la souveraineté fait seul un corps unique, une unité morale de tous les individus qui l'ont établie. L'acte qui crée le peuple, crée forcément le souverain ; leur naissance est simultanée, leur existence est identique ; un souverain sans peuple n'est rien, un peuple sans souverain n'est pas un peuple.
Source : Gallica

Jean-Pierre Pagès Principes généraux du droit politique dans leur rapport avec l'esprit de l'Europe et avec la monarchie constitutionnelle… (1817)

Si le peuple, trop corrompu, cessé d'exercer ses droits, la liberté n'est plus. Quand l'état est arrivé à ce terme, il n'a plus qu'à mourir ; il ne peut vivre, comme agrégation, qu'autant que le monarque réunit et s'attribue les pouvoirs qui échappent au souverain, et qu'il établit le despotisme. Ce triste gouvernement n'est plus une usurpation, c'est un bienfait ; la volonté du prince y tient lieu de loi, et empêche le plus effroyable de tous les états, l'anarchie d'un peuple corrompu.
Source : Gallica

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