Résumé

Abbé Desorges De l'origine et de la nature du pouvoir (1869)

Le despotisme tyrannique des souverains est un attentat sur les droits de la fraternité humaine : c'est renverser la grande et sage loi de la nature, dont ils ne doivent être que les conservateurs. Le despotisme de la multitude est une puissance folle et aveugle qui se tourne contre elle-même : un peuple gâté par une liberté excessive est le plus insupportable de tous les tyrans. La sagesse de tout gouvernement, quel qu'il soit, consiste à trouver le juste milieu entre ces deux extrémités affreuses, dans une liberté modérée par la seule autorité des lois.
Source : Gallica

Abbé Desorges De l'origine et de la nature du pouvoir (1869)

Quand il voit des taches à la robe blanche de cette vierge céleste, quand il voit ses pieds divins couverts de la boue de cette terre, alors il laisse couler le fleuve des révolutions, et il la purifie dans ce bain douloureux mais salutaire. La grande révolution française a été dans un sens vrai utile à la nation et à l'Eglise. Elle a, comme une immense tempête, bouleversé de fond en comble l'atmosphère social et religieux, mais elle l'a purifiée, et Dieu a tout rajeuni. C'est ainsi que la providence fait servir le mal au bien, et sortir l'ordre du désordre lui-même.
Source : Gallica

Abbé Desorges De l'origine et de la nature du pouvoir (1869)

Il y a, je le suppose, dans cette société naissante un homme vénérable par son âge et sa sagesse, une sorte de patriarche. A-t-il par là même l'autorité civile? Dieu, la nature la lui ont-ils donnée? Qui oserait le dire? Où en est la preuve? Il a autorité sur sa famille; mais sur les autres il n'en a pas plus que le dernier de ses enfants. Mais il y a dans cette jeune société un homme d'une grande intelligence, d'un génie profond, et qui expose à merveille ses plans pour la formation d'un gouvernement.
Source : Gallica

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