Résumé

La souveraineté nationale ou l'esprit moderne en face de la tradition par Th… (1881)

Serait-ce l'incarnation du Verbe créateur, la souveraineté spirituelle et temporelle de Jésus-Christ 'et son intervention directe dans l'institution de l'Église catholique? Serait-ce l'origine divine de l'homme, de la société et du pouvoir suprême, l'indissolubilité du pacte social, l'obligation du culte public? Il n'est aucun de ces principes dont notre régime moderne ne soit la négation directe, ou, pour le moins, qu'il n'affecte d'ignorer. Où 'est le supérieur qui commande au nom de Dieu, l'inférieur qui obéit comme à Dieu? Où la conscience qui se croie sérieusement obligée?
Source : Gallica

La souveraineté nationale ou l'esprit moderne en face de la tradition par Th… (1881)

Voilà ce qu'affirmait la Tradition sur les fins assignées à l'homme et sur les deux puissances chargées de l'y conduire. Et l'on peut voir déjà à quelle distance l'esprit moderne s'est placé de cette doctrine. Qu'est pour lui l'ordre surnaturel? Un inconnu, un étranger, bien plus, un ennemi avec lequel il voudrait n'avoir rien à démêler, qu'il s'efforce plutôt de proscrire entièrement de ce monde. Quant à l'ordre temporel, il le bouleverse de fond en comble, et il le ruine par la base, en niant que Dieu soit la fin naturelle de l'homme, et la religion, le premier devoir de la société.
Source : Gallica

La souveraineté nationale ou l'esprit moderne en face de la tradition par Th… (1881)

Vivre, nous l'avons dit, c'est se mouvoir vers sa fin ; et, isolée de la grâce, la raison humaine est ainsi faite qu'elle ne peut tendre à sa fin de manière à l'atteindre. L'ordre naturel n'existe plus comme ordre formé ; il est dans le désarroi, et il ne lui est pas donné de se refaire lui-même. Au lieu de l'ordre, c'est l'absence de l'ordre ; c'est le désordre. L'idolâtrie païenne ou l'athéisme moderne, tel est l'écueil où devait échouer inévitablement notre nature. Dieu est perdu pour l'homme déchu.
Source : Gallica

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