Résumé

Paul Ribot Du rôle social des idées chrétiennes… (1879)

Dans les anciennes civilisations de l'Orient, l'esprit de l'homme était absorbé par Dieu, l'idée de l'infini l'empêchait, pour ainsi dire, de voir les limites de chaque chose; l'art s'efforçait de le reproduire; mais comme la science du fini, de la limite, lui manquait, les tentatives étaient impuissantes, et il n'aboutissait qu'au monstrueux, Cette science du fini, cette science de la limite, le paganisme les lui donna ; aussi quels chefs-d'œuvre dans la poésie, dans la peinture, dans la sculpture, dans l'architecture ! La science du beau commença à naître et à se développer.
Source : Gallica

Paul Ribot Du rôle social des idées chrétiennes… (1879)

Une société chrétienne ne vit pas non plus sans un certain nombre de vertus, comme le dévouement, comme la charité, comme l'obéissance; elle ne vit pas sans le sentiment du devoir et du droit; c'est pour cela qu'elle ne peut se passer du christianisme.
C'est justement par l'influence que le christianisme exerce sur la nature humaine qu'il est l'origine de tous les progrès sociaux, il est essentiellement une doctrine morale ; c'est en agissant sur le cœur de l'homme qu'il agit sur la société tout entière.
Source : Gallica

Paul Ribot Du rôle social des idées chrétiennes… (1879)

La vraie doctrine sociale, au contraire, consiste à rétablir toutes les autorités : de l'Église, du souverain, de la hiérarchie sociale, du patron, du père; à reformer tous ces groupes sociaux de la famille, de l'atelier, de la commune, du département et de la province; elle tend à ce que la vie, l'initiative individuelle, se développent ainsi dans toute la masse du corps social, de manière que la société se maintienne par le jeu même de la liberté.
Source : Gallica

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