Résumé

La Démocratie française, ses rapports avec la monarchie et le catholicisme… (1861)

Le catholicisme n'est donc pas incompatible avec les sociétés modernes, parce qu'il appelle les choses par leur nom : la liberté dans la vérité, un droit; la liberté dans l'erreur, une tolérance, justiciable de la loi ou des tribunaux. Quand donc, dans les constitutions modernes, incrédules, indifférentes ou athées, on met le catholicisme sur la même ligne que les hérésies en lui octroyant la tolérance, on fait une chose inconvenante et attentatoire à la majesté de la religion. La religion n'a pas besoin de tolérance, elle est le droit, la justice, la liberté.
Source : Gallica

La Démocratie française, ses rapports avec la monarchie et le catholicisme… (1861)

Nous ne reviendrons pas sur cette vérité que nous croyons avoir suffisamment développée, que les démocraties ne peuvent se passer de religion sans se griser d'elles-mêmes, sans faire des folies, sans se corrompre, sans s'avilir, sans se matérialiser complétement, sans entraîner la décadence ou même la dissolution de l'État.
Toute l'histoire dépose de cette vérité incontestable, que l'humanité a réellement besoin d'avoir en dehors d'elle un point d'appui pour se préserver d'elle-même. L'histoire est le récit des passions humaines, se développant dans un ordre invariable
Source : Gallica

La Démocratie française, ses rapports avec la monarchie et le catholicisme… (1861)

Si l'industrie et le commerce, si les sciences et les arts ont fait des prodiges, en Angleterre, en France et dans quelques autres pays, on le doit à la liberté. Avec la liberté, l'homme fait des miracles, et il végète avec le monopole. L'ancien régime fonde sur le monopole à tous les degrés de la hiérarchie sociale ne saurait donc convenir à la société nouvelle, élevée à la forte école de la liberté, et lancée à toute vapeur dans la roule des découvertes et des perfectionnements à l'infini.
Source : Gallica

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