Résumé

A. de Sainte-Marie 1789 à 1889. Un siècle de révolutions en France… (1888)

La Révolution, parfaitement logique dans sa voie, en supprimant Dieu et le Christ, la souveraineté de Dieu et les pouvoirs du Christianisme, ne veut qu'un pouvoir, par le nombre, la force, l'Etat. Elle procède de l'antiquité, elle a produit par la souveraineté du peuple, la Convention et la Commune, l'anarchie et la tyrannie, deux puissances aussi, dont les conflits ou le concours sont également funestes, et ramènent la civilisation en arrière, si elles ne la ramènent pas jusqu'à la décadence et à la barbarie !
Source : Gallica

A. de Sainte-Marie 1789 à 1889. Un siècle de révolutions en France… (1888)

L'antiquité n'avait en quelque sorte qu'une seule vie, celle de la nation, et de là l'exclusif, le borné, le tyrannique sur les autres et sur elle-même.
Le Christianisme a fait une double vie de la vie nationale et de la vie humanitaire; il a doublé l'homme et ses destinées : à sa double nature pour le temps et pour l'éternité, à son double titre de citoyen d'une nation et de citoyen du monde, ont correspondu ces deux puissances qui gouvernent le monde moderne et assurent par leur émulation dirigeante ces trois grandes lois de la civilisation : autorité, liberté, progrès.
Source : Gallica

A. de Sainte-Marie 1789 à 1889. Un siècle de révolutions en France… (1888)

La fusion des partis, c'est-à-dire la paix rétablie au sein de la Nation, le bon accord entre les classes diverses et non l'antagonisme entre elles, et non l'oppression de l'une par l'autre ; cette idée qui a fait la gloire du Consulat et relevé tout à coup l'honneur de la religion et de la France ; la paix religieuse et la paix civile, l'accord entre le présent et le passé ; voilà ce que la France attend aux derniers jours de ce siècle, et ce que la Révolution prend à tâche de ne pas lui donner !
Source : Gallica

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