Léon Bloy,
Le Révélateur du globe
“ Christophe Colomb, purifié sept fois, — comme l’argent divin du psalmiste, — par cinquante ans au moins d’une vie chaste et contemplative qui était comme le support mystique de sa dévorante activité d’apôtre ; éprouvé par tout ce qui peut éprouver l’homme et saturé de douleurs d’amour que les anges seuls sont assez purs pour comprendre ; Christophe Colomb, incliné vers la mort et s’en allant dépouillé et nu devant son Juge, devait paraître incomparablement plus sublime, dans ce dépouillement et cette nudité, que dans l’éclat triomphal de sa passagère fortune... ”
